Trois dalles carrées, de granit noir poli, sont déposées au pied d'un bosquet.
Une dépression sphérique creuse dans chacune une légère vasque. L'eau affleure dans l'une ou l'autre d'elles, avec un mélodieux bouillonnement, et tout en la remplissant, elle propage sur sa surface unie des cercles concentriques et vibrants, brouillant le reflet des arbres et du ciel qui s'y mirant, ouvraient sous la nappe liquide de vertigineux abîmes.
Pendant ce temps-là, une autre fontaine se vide, la pierre sèche y étend un noir plus clair, le miroir s'efface, le ciel s'évapore et les arbres la rejoignent.